L’éclairage représente 20 % de l’énergie mondiale. Grâce à la LED, la facture électrique pourrait être divisée par trois voire quatre. De nombreux Etats l’ont déjà compris : la révolution LED maîtrise les coûts énergétiques sans empiéter sur notre confort au quotidien.

Les Nations Unies, à travers leur programme pour l’environnement (PNUE), portent, depuis plusieurs années, comme la Commission européenne, un discours tourné vers l’avenir avec la promotion d’un éclairage LED durable, efficace et économe en énergie. Au Congrès des Maires de France en 2014, Nicolas Hulot invitait quant à lui les villes de France à convertir leur éclairage public aux LED et détecteurs de présence. Les exemples se multiplient et les grandes métropoles du monde, de Los Angeles à Madrid, ont largement entamé leur modernisation.

La France reste pour l’instant à l’écart du grand défi de l’éclairage public sobre. Avec 75 % des installations obsolètes, le gaspillage en énergie se compte en centaines de millions d’euros chaque année.

La solution LED a déjà fait ses preuves et permet ainsi de réduire de 50 à 80 % la facture électrique en éclairage. « Aujourd’hui, il existe des solutions permettant de concilier économies, écologie et sécurité en modulant l’éclairage en fonction de la fréquentation d’une rue, en baissant l’intensité lumineuse la nuit, sans parler des possibilités d’utiliser des luminaires solaires dans certains cas » explique Lionel Brunet, délégué général du Syndicat de l’éclairage. Un investissement immédiatement rentable. Un gisement inexploité mais qui nécessite une volonté politique forte.

Le Syndicat de l’éclairage se mobilise en ce sens et a lancé une étude interne afin de proposer très prochainement aux pouvoirs publics les outils de financement les plus adaptés aux collectivités.