Après une première semaine de négociations, une première version de texte consolidée a été adoptée et a été transmise à la Présidence française de la COP21. A partir de maintenant les ministres prennent le relais pour finaliser les discussions. Pour la FNE, il reste encore beaucoup de sujets épineux.

L’objectif de 2°C n’est pour l’instant pas atteint

Le mécanisme de révision des engagements des Etats est à ce jour encore trop flou et trop peu ambitieux. Les formulations actuelles dans le texte ne prévoient pas de révision à la hausse des engagements des Etats après analyse si le compte n’y est pas. En matière de financement, rien d’engageant non plus. Or nombre de pays en développement ou moins avancés conditionnent leurs efforts à un soutien financier. Beaucoup d’entre eux ne sont pas en capacité aujourd’hui de réduire leurs émissions suffisamment sans le soutien financier et technique des pays les plus riches. Enfin, aucun principe de révision des contributions actuelles sur la table – qui doivent s’appliquer à partir de 2020 – n’est prévu. Or ces dernières nous mettent sur une trajectoire de 3°C. En l’état, le projet d’accord acte donc l’échec de l’objectif principal de cette COP21 : limiter le réchauffement planétaire à 2°C.

Pour Denez L’Hostis, président de FNE : « Cette première semaine des négociations s’achève sur un texte en demi-teinte. Le champ des possibles est encore très large au regard des nombreuses options qui doivent faire l’objet de compromis. Nous sommes au milieu du gué. Les observateurs, dont les ONG, restent à pied d’œuvre pour maintenir la pression sur les délégations et obtenir un accord ambitieux qui réponde à l’urgence climatique ».

Les ministres ont du pain sur la planche

Suite à l’adoption du projet de texte, fruit de cette première semaine de travail, les ministres entrent en jeu. Ils ont jusqu’à mercredi pour trouver des compromis et présenter un texte d’accord qui sera adopté vendredi. Si certains points ont avancé, beaucoup d’autres nécessitent encore du travail. On notera plus particulièrement que la question du financement polarise encore les tensions entre pays développés et pays en développement et moins avancés. En termes de méthode, des ministres vont être nommés pour faciliter la résolution des sujets les plus épineux qui seront traités en sous-groupe de travail.